Accueil / Général / Le Point Éco du 14 Novembre 2025 : Inflation stabilisée et lancement du Plan National Anti-Corruption

Le Point Éco du 14 Novembre 2025 : Inflation stabilisée et lancement du Plan National Anti-Corruption

L'Économie face au Défi Climatique

L’actualité économique française de cette fin de semaine est marquée par la confirmation des chiffres d’inflation pour octobre et le lancement officiel du second Plan national pluriannuel de lutte contre la corruption (PNPLC) pour la période 2025-2029, un signal fort en direction de la probité des administrations et des entreprises.

I. Inflation et conjoncture : les prix stabilisés, l’emploi interroge

L’Institut National de la Statistique et des Études Économiques (Insee) a publié, ce jour, les résultats définitifs de l’Indice des Prix à la Consommation (IPC) pour le mois d’octobre 2025, confirmant la tendance à la stabilisation.

A. L’inflation revient à des niveaux modérés

L’Insee confirme une hausse des prix à la consommation de +1,0 % sur un an en octobre 2025 (glissement annuel M/(M-12)), soit une légère décélération par rapport au mois de septembre 2025. Sur un mois (octobre par rapport à septembre), la variation est de +0,1 %. Cette donnée met en lumière un reflux significatif des tensions inflationnistes observées au cours des années précédentes.

Cette modération s’explique principalement par :

  • Le ralentissement des prix de l’énergie après les pics de la crise précédente.
  • Une décélération plus marquée des prix de l’alimentation, malgré des hausses persistantes sur certains produits de base.
  • La stabilité des prix des produits manufacturés et des services hors énergie et alimentation, qui contribue à ancrer l’inflation dans une zone plus confortable pour le pouvoir d’achat des ménages.

Toutefois, l’inflation sous-jacente (qui exclut l’énergie et les produits frais) reste attentivement surveillée, car elle témoigne des dynamiques internes des coûts de production et des marges des entreprises.

B. Le marché de l’emploi en question

Bien que la publication du taux de chômage du 3e trimestre (7,7 %) ait eu lieu la veille, elle reste au cœur des préoccupations. L’Insee a également souligné, en début de semaine, un repli de l’emploi salarié privé de 0,3 % au 3e trimestre 2025. Ces chiffres, bien que modestes, interrogent sur la capacité du marché du travail à maintenir sa résilience face au ralentissement de la croissance économique (+0,5 % du PIB au 3e trimestre 2025). Le climat des affaires, qui s’établit à 97 en octobre, se maintient légèrement sous sa moyenne de longue période (100), suggérant une prudence des chefs d’entreprise quant aux perspectives à court terme.

II. L’engagement gouvernemental : un plan anti-corruption musclé

Le Gouvernement français a officialisé le lancement de son deuxième Plan national pluriannuel de lutte contre la corruption (PNPLC) pour la période 2025-2029. Succédant au plan initial (2020-2024), ce dispositif réaffirme la détermination de l’État à lutter contre les atteintes à la probité, un enjeu essentiel pour la confiance citoyenne et l’efficacité économique.

Ce nouveau PNPLC est structuré autour de quatre axes majeurs et comporte un total de 36 mesures. Les objectifs principaux sont :

  1. Renforcement au sein de l’Administration : Approfondir les mécanismes de prévention et de détection au sein des administrations régaliennes.
  2. Soutien aux Collectivités Territoriales : Apporter un appui et des outils d’aide aux collectivités, souvent exposées à des risques spécifiques.
  3. Protection des Acteurs Économiques : Aider les entreprises, notamment celles de taille intermédiaire, à se prémunir contre les atteintes à la probité, et ce, avec une attention particulière aux risques liés à la criminalité organisée.
  4. Action Internationale : Poursuivre la coopération et l’ambition de la France en matière de lutte anti-corruption au niveau européen et mondial.

L’Agence française anticorruption (AFA) jouera un rôle central dans la mise en œuvre et le suivi de ces mesures, en coordination avec le Parquet national financier (PNF). Le focus sur les liens entre corruption et criminalité organisée est perçu comme une adaptation nécessaire aux nouvelles menaces qui pèsent sur l’économie légale.

III. L’économie face au défi climatique

En parallèle des chiffres de conjoncture, les institutions financières continuent de mettre en lumière l’impact structurel du changement climatique sur l’économie. La Banque de France a rappelé dans une note que les indemnisations de dommages liés aux événements climatiques, en particulier les inondations, ont connu une hausse significative (+23 %) au cours de la dernière décennie. Ce coût croissant pèse sur les assureurs, les finances publiques et, indirectement, sur les entreprises et les ménages.

Le Parlement, en séance cette semaine, débat également de l’exécution de règlements européens clés pour la transition écologique, notamment la Proposition de résolution européenne sur l’application du règlement contre la déforestation, soulignant l’intégration des enjeux environnementaux dans la législation économique nationale.

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *